Etudes de cas
02.04.2026
Dans une cantine scolaire, le bruit fait presque partie du décor.
Beaucoup d’enfants qui discutent, des plateaux qui s’entrechoquent… et très vite, le niveau sonore grimpe.
C’est exactement la problématique rencontrée à la cantine René Cassin, à Armissan.
Avec un volume de 166 m³, une surface d’environ 60 m² et jusqu’à 56 enfants et personnel présents en simultané, l’espace était soumis à une forte sollicitation acoustique.
Résultat :
une ambiance sonore fatigante, aussi bien pour les enfants que pour le personnel encadrant.

Des mesures acoustiques ont été réalisées pour objectiver le ressenti.
Le temps de réverbération moyen était d’environ 0,50 seconde.
Sur le papier, c’est déjà très bien.
Mais en réalité, avec un fort taux d’occupation, cela devient rapidement insuffisant.
Plus il y a de monde, plus le bruit s’accumule.
Et plus la réverbération est présente, plus les conversations deviennent difficiles.
Dans ce type d’espace, le problème n’est pas uniquement le volume sonore… C’est surtout la qualité du son.
Le défi était double :
améliorer le confort acoustique tout en conservant un espace chaleureux et adapté aux enfants
Et ça, c’est un point clé sur ce type de projet :
un bon traitement acoustique ne doit pas se voir… mais se ressentir.
Pour répondre concrètement aux usages de la cantine, nous avons imaginé un traitement acoustique combinant plafond et murs, afin d’agir efficacement sur l’ensemble du volume.
Au plafond,
des suspensions acoustiques ont été installées, accompagnées d’un nuage sonomètre central, pour capter les réflexions sonores dès leur propagation.
Aux murs,
des panneaux acoustiques muraux viennent compléter le traitement acoustique, avec l’intégration d’éléments en EchoPET, pensés à la fois pour leur performance et leur apport esthétique.
Au total, près de 19 m² de surfaces absorbantes ont été ajoutés, une nécessité pour compenser le niveau d’occupation élevé de l’espace et retrouver un véritable confort sonore.
Dans ce projet, l’acoustique ne se cache pas.
Elle participe pleinement à l’ambiance du lieu : des formes suspendues aux lignes arrondies, des couleurs pensées pour l’univers enfant, et des panneaux muraux intégrés avec discrétion.
Résultat : un espace plus doux, autant pour les yeux… que pour les oreilles.
Les simulations montrent une baisse significative du temps de réverbération après intervention, signe d’une amélioration réelle du confort acoustique.
Mais au-delà des chiffres, ce sont surtout les usages qui changent.Les échanges deviennent plus fluides, les bruits se dissipent plus rapidement, et l’ambiance générale gagne en sérénité.
Au quotidien, cela fait une vraie différence : moins de fatigue pour les équipes encadrantes, et un moment de repas bien plus agréable pour les enfants.
Cette réalisation a d’ailleurs été relayée dans la presse locale, notamment dans L’Indépendant. Un signe que les enjeux acoustiques dans les établissements scolaires prennent aujourd’hui une place de plus en plus importante.
Dans une cantine, le bruit est souvent considéré comme inévitable.En réalité, il peut être maîtrisé.
Avec une approche adaptée — basée sur des mesures, pensée pour les usages et intégrée au lieu — il est possible de transformer durablement le confort d’un espace. Et souvent, il suffit de quelques ajustements bien conçus pour changer complètement l’expérience.
Chaque projet est différent.
Mais une chose est sûre : le bruit, lui, a toujours des solutions.
C’est la première étape pour comprendre… et agir efficacement.